Le Brevet des Provinces Françaises (BPF): Le BPF est un brevet de tourisme qui nous fait découvrir nos anciennes Provinces Françaises. Six hauts lieux touristiques ont été sélectionnés par département. Pour participer à ce jeu de piste à vélo, il faut faire tamponner une carte de route (une par département) dans tous les sites désignés ou prendre une photo pendant la visite du site en permettant l’identification (panneau indicateur, monument remarquable).
Plus d’information sur le BPF ici.
Les BPF de la Haute Loire

- La Haute Loire
Samedi 7 août 1999. Je profite de ma semaine de vacance “forcée” (en fait, la société dans laquelle j’effectue mon stage ferme une semaine) pour partir me promener, à bicyclette évidemment ! Depuis longtemps, je souhaitais relier Valence à Brioude où habite toute ma famille et c’est ce que je vais faire. Donc me voilà parti direction la Haute Loire avec mon frère Nicolas et mon vélo récemment équipé de garde boues et de porte bagages. Evidemment, je n’ai pas choisi la route la plus directe mais une qui permettra d’étoffer ma collection de tampons pour le BPF.
Les premiers kilomètres ne posent aucun problème : nous connaissons les routes par cœur. Le Rhône est traversé sur le barrage de Charmes sur Rhône et nous voilà en Ardèche. Nous rejoignons la vallée de l’Eyrieux que nous allons suivre jusqu’au Cheylard. La pente est plus que raisonnable et le paysage est plaisant. Nous traversons Les Ollières, village qui ne m’est pas inconnu, surtout cette année ! En effet en avril, j’y avais étape lors de la centrionale de la presqu’île de Giens et mi-juin, je m’y étais ravitaillé lors de l’Ardéchoise. Au Cheylard, une pelouse ombragée est un endroit parfait pour déjeuner.
Sous un soleil de plomb, nous nous dirigeons vers la source de la Loire, le plus fleuve français. Une petite pause à Arcens pour une “dégustation” de son eau avant de commencer à monter. L’arrivée au Mont Gerbier de Jonc se fait sous un ciel voilé : une petite photo, un petit tampon, un peu d’eau et nous voilà dans la descente. Un gîte, près du Béage, nous accueille pour la nuit. Il y a au menu un repas copieux avec des spécialités de la région comme les lentilles du Puy en Velay.

- Lac d’Issarlès
Dimanche 8 août. Réveillés de bonne heure, nous nous rendons au lac d’Issarlès par la petite route que nous ont indiquée nos hôtes. Nous y arrivons par les hauteurs et avec le soleil, le lac est splendide. Nous “petit déjeunons” avec vue sur le lac et nous visitons les habitations troglodytes avant de partir. De petites routes nous mènent aux Estables qui se trouve au pied du Mont Gerbier de Jonc. Au passage, nous avons l’agréable surprise de passer dans un lieu dit qui porte notre nom. A partir des Estables, nous retrouvons un peu de civilisation. Tranquillement, nous nous rendons à Saint Front et au passage nous changeons de département : nous quittons l’Ardèche pour la Haute Loire ! Nous déjeunons à côté de l’église.
Avant de quitter ce site BPF, nous faisons un petit détour pour voir son lac puis nous pédalons en direction de le Monastier sur Gazeille. Le prochain lac de la journée est celui du Bouchet : prochain site BPF. C’est avec un grand plaisir que nous atteignons enfin la dernière difficulté du jour. Après une bonne pause, nous n’avons plus qu’à nous laisser descendre et trouver un lieu abriter pour coucher : Seneujol sera la fin de l’étape.

- Lieu Dit
Lundi 9 août. Après une bonne nuit, nous repartons dans le brouillard vers Monistrol d’Allier où nous arrivons glacé à cause d’une descente vertigineuse. Nous y achetons du pain tout juste sorti du four pour le petit déjeuner : quel régal ! Nous poursuivons en longeant l’Allier jusqu’à Langeac. Le soleil brille lorsque nous nous arrêtons quelques kilomètres après Paulhaguet pour la pause de midi.
L’objectif de la journée est proche. Un petit détour par Lavaudieu avec son église, son cloître du 12e siècle ainsi que sa fabrique de vitraux et nous arrivons enfin à Brioude en début d’après-midi. L’après-midi ensoleillée se compose de visites à la famille et la journée se conclut par un bon repas sur une terrasse sur les hauteurs de Vieille Brioude.
Mardi 10 août. Réveillé à une heure matinale par le réveil, je m’élance, après un copieux petit déjeuner, seul sur le retour pour Valence. Nicolas a malheureusement été victime d’une tendinite au genou. La fraîcheur du matin ne me permet pas d’apprécier la route ombragée qui mène à la Chaise Dieu, via Champagnac le Vieux. L’arrivée à la Chaise Dieu est splendide : on a une vue d’ensemble de cette belle cité. J’en profite pour visiter l’abbaye mais surtout la pièce aux échos. Dommage que je sois seul car je n’ai pas pu tester tous les effets sonores de cette pièce. En effet, une personne chuchotant dans un coin de la pièce peut parfaitement être entendu par une personne si et seulement si celle-ci est située dans le coin opposé. Après une heure de visite de ce beau site BPF, qui m’a permis de finir ma première carte BPF, je continu ma route jusqu’à Craponne sur Arzon, où s’effectuera la pause casse-croûte !
Quelques kilomètres après Craponne, je quitte le département de la Haute Loire pour celui de la Loire et tranquillement j’arrive à Saint Bonnet le Château avec son église du 14e siècle et sa chapelle souterraine. Un petit tampon et je poursuis mon chemin dans une campagne de plus en plus déserte. Après de nombreuses “côtelettes”, j’atteins la vallée de la Loire à Chamble. C’est vraiment un lieu splendide : il est bien agréable de se promener dans le vieux village, et la vue sur les gorges de la Loire et sur le barrage de Grangent est très belle. Une longue descente sur Saint Etienne m’attend et sa traversée est un exercice quelque peu compliqué ! Dans la montée sur Saint Genest Melifaux, la circulation redevient un peu plus calme. La journée commence à être longue, les jambes se font lourdes et je reste scotcher sur le bitume : bref j’avance comme une tortue ! C’est donc avec plaisir que je trouve une ferme qui propose des ballades à cheval pour passer la nuit. Je n’ai besoin d’aucune berceuse pour m’endormir.
Mercredi 11 août. Après une longue nuit sur un matelas bien confortable, me voilà encore et toujours sur mon vélo en direction du col du Grand Bois. C’est la dernière difficulté mais aussi le dernier site BPF de ce tour. J’atteins le sommet dans un brouillard à couper au couteau, mais qui me permet malgré tout de voir le monument dédié à Vélocio, l’apôtre du cyclotourisme. Il faudra que j’y revienne car il m’a été impossible de trouver un tampon pour ma carte BPF et évidemment j’ai oublié de prendre l’appareil photo de Nicolas ! La descente sur Annonay se fait à une vitesse folle : la pente est constante à dix pour cents ! Je tourne malgré moi dans Annonay pendant près d’une demi-heure pour trouver la bonne route. A midi, une pause s’impose pour grignoter mais surtout pour tenter de profiter de l’éclipse de soleil. Avec mes lunettes “spéciale éclipse” sur le nez, je scrute avec attention le ciel. Malheureusement il y a trop de nuages et je remarque seulement un léger assombrissement ainsi une légère baisse de température. Bref il n’y a vraiment pas de quoi en faire un fromage !
Je retrouve la vallée du Rhône à Tournon : la fin est proche. Je traverse et me voilà de retour dans le département de la Drôme à Tain l’Hermitage, ville bien connue des amateurs de vin. Il ne me reste plus qu’à longer le Rhône jusqu’à Valence. La traversée de la préfecture drômoise est une simple formalité et j’arrive à ma maison en milieu d’après-midi : il était temps ! Mon vélo s’est très bien comporté, mais ce n’est pas le cas de mes chaussures de cyclo toutes neuves, qui au bout de cinq jour de voyage sont scindées en deux parties : la chaussure d’un côté, la semelle de l’autre !
A part ce petit incident, cette petite escapade s’est passée le mieux du monde : le beau temps était au rendez-vous, le paysage splendide et les objectifs ont été remplis, enfin presque !
SéB
Bonjour cher ami cyclo,
Je viens de lire avec grand intérêt votre compte-rendu de votre randonnée vers Valence.
Grand intérêt pour 3 raisons :
1) Je suis un cyclo qui a couvert 6 tours de Terre (attesté par le Brevet correspondant délivré par RSF).
Maximum annuel : 25.000 km.
2) Je suis Ardéchois de coeur, né à Tournon et ayant couvert plusieurs Ardéchoises qui emprunte notamment les lieux environnant le Mont Gerbier de Jonc et le lac d’Issarlès
3) J’ai vécu au Puy professionnellement et ai bien parcouru la Hte Loire.
Pour ces raisons, votre article m’a séduit et je vous félicite de votre épreuve et pour le compte-rendu que vous en avez fait.
Vous me feriez plaisir de m’accuser réception de mon présent courrier.
Robert,
Merci beaucoup pour votre message.
Je transmet à Sébastien, l’auteur de l’article qui sera enchanté de votre enthousiasme!
Bien cordialement,
Marc
Merci. Il est vrai que c’est une belle région. Je suis personnellement auvergnat de souche, mes parents à Valence … mais Toulousain de coeur ;o)
Cordialement,
SéB