Samedi 10 avril 1999: Elle commence bien tôt cette journée, puisque minuit vient à peine de sonner, que nous nous retrouvons à quatre – Ludovic, Marc, Sébastien et moi-même – sur le quai de la gare de Montauban, à attendre le train qui va nous mener à pied d’œuvre de notre voyage : Vierzon. Le chargement des vélos dans ce train de nuit surprend un peu les contrôleurs, mais ça passe assez bien. A Limoges, la relève de ces fonctionnaires semble moins coulante, mais comme nous sommes déjà sur place, on nous tolère ! et puis nous descendons au prochain arrêt.
Vierzon, il est 5h30 du matin, il faut attendre le jour avant de trouver une viennoiserie ouverte pour se ravitailler un peu. En route par la vallée du Cher couverte de brouillard, à la limite du givre. Un arrêt à Mehun sur Yèvre pour le contrôle BCN et une brève visite aux restes du château.
Le soleil a réussi à percer, mais le vent, favorable, est glacé. Elle est bien agréable à parcourir cette vallée du Cher avec ses villages berrichons où se dressent des clochers aux formes diverses. 11h30, nous entrons à Bruère Allichamps, et nous stoppons au pied du drapeau marquant le Centre de la France.
En attendant l’arrivée de nos futurs compagnons de route, arrivant eux, de Draguignan, un autre Centrionaliste achève son périple, il vient tout droit de la Manche. Nous échangeons quelques réflexions, et voici Draguignan. Six participants de plus, et une voiture pour les bagages et la popote. C’est du grand luxe !
Alors que nos nouveaux compagnons de route s’activent de préparer leurs vélos extraient de la camionnette qui va rentrer directement dans le Var, nous nous préparons pour le premier repas en commun qui va se dérouler dans le petit jardin public de la mairie de Bruère.
Un premier coup de tampon sur nos cartes de route pour marquer notre départ. Une photo du groupe devant le monument du Centre de la France, et c’est parti pour la Côte d’Azur ! Une route agréable pour rejoindre Saint Amand Montrond, avec au passage de belles vues sur la magnifique abbaye de Noirlac.
C’est ensuite une grande route vallonnée qui nous mène à Meaulne où nous cherchons vainement le souvenir d’Alain Fournier. Mais c’est au village suivant, Epineuil, tant pis, notre itinéraire va à l’opposé ! Un joli parcours en bordure de la forêt de Tronçais, où se nichent quelques beaux châteaux : le Creux, la Roche.
Hérisson, un village site BCN dominé par les hautes tours d’un château en ruines est le but du jour. Nous poussons un peu plus loin, vers Venas où une ferme très accueillante nous offre le logis dans sa grange, et sa cuisine pour notre repas, pourtant à onze, nous sommes un peu envahissants !
Dimanche 11. C’est le chien de la maison qui vient nous éveiller par ses manifestations joyeuses. Première constatation, le ciel est bien couvert. Mais avant de quitter nos hôtes, encore une fois nous irons encombrer la cuisine pour un petit déjeuner au lait frais, encore tout chaud du pis de la vache !
Le parcours du jour est agréable, quelques côtes montrent l’approche du Massif Central. Dans le bois du Boulard, nous franchissons le col de Naves pour descendre vers le gros bourg de Bellenaves où nous avons la surprise de nous retrouver en pleine foire… Toutes les rues sont envahies de chalands, nous en profitons pour nous joindre à eux.
Mais, il faut rejoindre le lieu du repas de midi : Ebreuil. De belles descentes, et de magnifiques églises romanes, tel celle de Veauce dont Marc toujours à l’affût d’un cachet BCN, s’est aperçu que nous passions tout près, et celle de Vicq aussi jolie. Et nous voici sur les rives de la Sioule, pour déguster le cassoulet du jour. Notre entrée dans le Puy de Dôme nous vaut une longue côte boisée, nous sommes dans une belle campagne à mi-chemin de Vichy et de Riom. Dans les bourgs traversés, déserts en ce dimanche printanier, de belles églises romanes tel celles d’Aigueperse et de Maringues.
Près de là nous franchissons l’Allier qui coule des eaux claires, à une autre saison, il eut fait bon de s’y baigner ! Dans le lointain, le Puy de Dôme encore couronné de neige, se détache des autres puys. Malgré notre avance, il semble rester toujours à même distance de nous.
Lezoux, halte repos avant de partir à la recherche d’un gîte, que nous trouvons facilement dans le hameau de Pontaret. Une grange bien close, et un coin bien abrité pour le repas du soir, au menu une grande cocotte de purée, la cuillère pour remuer le tout est assez rustique ! ! !
Lundi 12. Dès le lever on s’aperçoit que la température a beaucoup chutée dans la nuit. Les gants et les bonnets ne seront pas de trop. Nous allons traverser une partie du Parc du Forez, paysage de bosquets et de prairies, ce qui nous amène à Saint Dier d’Auvergne après avoir essuyé quelques averses.
La route s’élève vers les Monts du Livradois. Autour des 1000 mètres d’altitude, il ne fait vraiment pas chaud. Saint Eloy la Glacière porte bien son nom. Au village suivant, Fournols, on veut bien nous ouvrir la salle des fêtes pour abriter notre pique-nique.
L’après-midi n’est pas plus favorable malgré la descente de l’agréable vallée du Dolore qui nous mène à Arlanc. Par ici la campagne a encore son décor hivernal, la végétation attend les prémices du printemps. Une longue côte qui s’avère être un col, le Lavet, nous entrons en Haute-Loire.
Dans la petite ville de Craponne nous allons au ravitaillement dans un supermarché, avant d’aller affronter les hauts plateaux ventés, heureusement la bise est dans le dos. Nous nous retrouvons pour la nuit dans le hameau perdu de Roche en Régnier, dominé par une tour ruinée, on nous propose la salle des fêtes pour notre repos, et plus confortable, une grange où la paille servira de doux matelas !
Mardi 13. Une très belle descente nous attend pour rejoindre la Loire, les compteurs établissent des records ! A Retournac, le petit déjeuner aura lieu dans un café, mais pour vraiment nous réchauffer, rien ne vaut mieux que la côte qui nous attend pour arriver à Yssingeaux, treize kilomètres presque toujours en montée.
Nous resterons en altitude toute la journée, ce qui permet de belles vues sur les sommets vallonnés qui nous entourent. La ville de Tence est vite traversée, vers midi nous arrivons à Le Chambon où nous essuyons une brève, mais violente averse de grésil. La Maison des Jeunes sera notre abri bien au chaud pour le repas.
Le ciel s’est dégagé lorsque nous repartons, heureusement, car il reste trois cols à franchir. Du côté de Saint Agrève, nous apercevons au loin, les sommets du Mont Mézenc, et surtout le dôme bien typique du Gerbier de Jonc. Nous sommes vraiment au sud de la Loire.
Les cols à gravir ne sont pas bien terribles, ce sont en fait de longues côtes, leur altitude est en régression : Abastres 1196m, Ceyssouan 811m et Comberon 676m. Ils donnent quand même l’occasion de belles montées, tel cette de Nonières ou Saint Julien Labrousse.
Dans le Comberon, ce sont treize kilomètres qui nous font plonger dans la végétation méditerranéenne. Route étroite, virages nombreux et vues étendues. Elle sera fatale à Benoît ou, plutôt à son vélo. La rencontre brutale avec une voiture montante arrête net ici sa Centrionale, lui n’a rien, mais sa machine est hors-service, et nous ne sommes qu’à trois kilomètres du but de la journée Les Ollières.
Un gîte d’étape municipal permet à tous une bonne récupération, et le plat de deux kilos de pâtes, montre que la chute du copain n’a pas coupé les appétits !
Mercredi 14. Enfin un beau ciel sans nuage pour partir ! Mais le thermomètre lumineux de la pharmacie, en face de notre gîte, marque 5 degrés ! Pour compenser cela, une longue montée dans la végétation exubérante de l’Ardèche, feuilles et fleurs parent les arbres, ici, c’est bien le printemps.
Nous aboutissons au col du Moulin à Vent qui offre des vues magnifiques sur la vallée de l’Ouvèze et sur la ville de Privas. La descente est prudente, la leçon d’hier a servi ! Privas ville animée, nous avions perdu l’habitude d’évoluer dans les voitures, aussi c’est avec soulagement que nous retrouvons le calme sur les hauteurs de Saint Bauzile.
Parcours dans les vergers en fleurs, avant de nous retrouver dans la vallée du Rhône à Rochemaure. Un joli trajet au pied des falaises ardéchoises jusqu’à Viviers où un Intermarché permet de s’approvisionner et tout près, un terrain vague boisé, offre un bon abri pour un petit feu, réchauffe cassoulet !
En traversant le Rhône nous entrons dans la Drôme. La petite ville de Donzère est assez pittoresque, à sa sortie nous nous trouvons confrontés à un ennemi redouté, le vent. Il ne nous lâchera plus de la journée, heureusement, après une longue ligne droite en butte à ses assauts, nous amenant à Saint Paul Trois Châteaux, – qui a la particularité de n’avoir jamais eu 3 châteaux – lieu de contrôle de la Centrionale, nous changeons de direction, et des routes plus abritées améliorent notre progression.
Nous sommes dans la région des concentrations pascales : Suze la Rousse, Rasteau, Cairanne. En toile de fond le Mont Ventoux encore tout couvert de neige. Près de Beaume de Venise, nous ne pouvons passer devant la cave coopérative sans y faire un arrêt dégustation, le vin de muscat y est délicieux !
La chaîne montagneuse découpée des Dentelles de Montmirail servant de décor, nous arrivons à Carpentras, capitale du berlingot. Christian en habitué nous mène directement au site de l’ASPTT où l’on nous propose le local de la section tennis.
C’est un peu exigu vu notre nombre, mais on arrive à caser tout le monde, vélos compris, heureusement, car dans la nuit à plusieurs reprises la pluie est tombée en rafales.
Jeudi 15. Faux départ, dans le labyrinthe des petits chemins bordés de cyprès, après deux kilomètres, nous nous retrouvons au point de départ ! Et pour tout arranger, voici la pluie qui arrive. C’est bien dommage car le pays est magnifique. Après Vénasque et la chapelle de Notre-Dame de Vie, la route s’élève vers le plateau de Vaucluse à travers une gorge rocheuse très pittoresque, puis dans des bois de pins et de chênes jusqu’au col des Trois Termes. Là-haut, c’est la neige qui se mélange à la pluie, sale temps !
Descente rapide vers la vallée du Senancole au fond de laquelle est situé l’abbaye de Sénanque – une des sœurs cisterciennes de la Provence -. Une rude grimpette nous mène à Gordes, splendide village bâtit en étages. Un lacis de ruelles et de couverts qui nous abriterons pendant que se font les contrôles BCN et l’achat de quelques cartes postales.
Encore une belle descente vers la vallée, avec la traversée de Goult, un autre village pittoresque. Remontée interminable vers Bonnieux étagé sur les pentes du Luberon, montagne que nous franchissons peu après, toujours sous la pluie, pour filer, en descente sur Lourmarin, le pays d’Albert Camus.
Le site est devenu haut lieu touristique, tout y est prévu pour recevoir le touriste, mais par beau temps ! Où s’abriter ? Je découvre les vestiaires et les douches du club de football ouverts, voici un abri rêvé, chaud à souhait, bien que sentant un peu le renfermé !
Le ciel est moins bouché pour reprendre la route et achever la descente sur la vallée de la Durance, avec un arrêt à Cadenet, village qui se fait gloire d’avoir vu naître André Estienne, le jeune tambour d’Arcole. Sur le conseil d’un cyclotouriste local, nous longerons la Durance sur une petite route parallèle, qui nous fera la surprise de finir en chemin caillouteux, puis, nous nous retrouvons sur une bretelle de rocade en construction. Pour nous seuls une large bande de goudron, et, le vent de dos. Bonheur !
Nous quittons la vallée avec un arrêt à Jouques, dont la fontaine à l’eau glacée, fut appréciée par une journée d’été. Quelques vallonnements pour croiser l’imposant canal de Provence, et nous arrivons à Rians, but de l’étape.
L’hôtel de Mairie étant fermé, on nous offre la salle de judo comme abri. C’est vaste, mais peu chauffé. Nous nous installons en promiscuité avec quelques culturistes actionnant leurs engins de tortures. Dans ce village, il règne une ambiance de peur, due semble-t-il à une forte présence maghrébine ?
Vendredi 16. Enfin le soleil ! Le vent s’est renforcé, il est favorable, mais glacial. La journée commence sur une longue montée, dans un décor typiquement varois : forêts de pins, escarpements calcaires. Fidèle au rendez-vous, nous retrouvons Xavier venu de sa banlieue marseillaise. Il passera une partie de la journée avec nous. A Saint Maximin, c’est le marché, nous irons rendre visite à la basilique Sainte Marie-Madeleine, bel édifice gothique renfermant de nombreux objets d’art religieux. Vient ensuite une jolie montée amenant près de la Montagne de Loube. Midi, nous sommes à Méounes les Montrieux, un parc ensoleillé traversé par un ruisseau à truites est idéal pour le pique-nique.
C’est ensuite une belle route en douce descente jusqu’à Soliès-Pont, où Xavier nous quitte. Toulon n’est pas loin, la circulation s’en ressent, ainsi que le nombre important de routes s’entrecroisant, ce qui ne facilite pas notre avancée. Pourtant, nous trouvons le chemin du Col du Serre, quelques lacets à très forts pourcentages, son sommet, 110m permet de voir, enfin, la mer !
Le golfe de Giens est très agité pour le bonheur des nombreux véliplanchistes qui s’ébattent sur les flots. Quelques embruns arrivent sur la route, ceux-ci ne nous arrêtent pas pour atteindre le but de notre Centrionale : Giens. La première marchande de cartes postales n’étant pas décidée à tamponner nos cartes de route, nous allons chez son concurrent. Il fait des affaires, une cinquantaine de cartes lui sont achetée.
La journée s’achève à Hyères plage, au centre ASPTT. Bières et Coca-Cola arrosent la fin de notre périple. Chacun s’installe au mieux dans l’immense salle mise à notre disposition. La soirée s’achève sur un tournoi de ping-pong, et l’en s’endort avec la pensée des paroles d’un pêcheur du coin : – demain le vent va tourner, et ce sera la pluie ! -.
Samedi 17. Il avait raison. La pluie est là, il fait gris et froid, un temps plus nordique que méditerranéen. Près de La Londe les Maures, une publicité au nom poétique de “La vache qui pète”, aurait, par beau temps, valu la photo avec l’ami Ludovic en premier plan !
Une très agréable petite route s’enfonce dans la forêt de chênes lièges du Massif des Maures, que nous franchissons au modeste col de Fred (192m). Un peu plus loin Collobrières, pays du marron glacé, pour le moment, c’est nous qui sommes glacés ! Ce temps pourri démoralisera tellement deux jeunes de Draguignan, qu’ils appellent “maman” au secours pour venir les chercher en auto, évitant ainsi les 50 derniers kilomètres. Montée dans la forêt des Maures sous la pluie, aujourd’hui aucun risque d’incendie, ce fléau qui détruit chaque année des hectares de taillis. Le col de Tailludes (411m) marque la descente vers le golfe de Saint Tropez. Le froid envahissant fait poser pied à terre pour certains !
Au joli village de Grimaud, nous ne trouvons rien de mieux que le parking souterrain de la salle des fêtes, pour le repas de midi, un abri et un semblant de chaleur qu’un café pris dans une pizzeria complétera. Le ciel s’est éclairci, mais quand même nous prenons au plus court pour achever cette journée vraiment trop arrosée… Remontée vers La garde Freinet où plane le souvenir du héros local, Maurin des Maures. Vers Vidauban et la vallée de l’Argens que nos accompagnateurs connaissent bien, nous empruntons des petites routes serpentant dans le vignoble des Côtes de Provence.
Nous entrons à Draguignan, un arrêt au “Décathlon” pour y chercher un poncho, ici, ce genre de vêtement est inconnu, il pleut si rarement ! Une soirée agréable chez Christian et Judith nous attend. Marc montre ses talents de technicien pour mettre au point un site Internet.
Dimanche 18. Miracle de la Provence, le soleil est revenu, et le vent aussi… de face, bien entendu ! Le col de l’Ange, petite difficulté qui permet de sortir de la cuvette dracenoise. Joli paysage vallonné pour arriver au Thoronet dont la belle abbaye romane est l’occasion d’une pause.
Le parcours dans la forêt, avec des échappées sur la roche rouge des mines de bauxite est assez abrité du vent jusqu’à Vins sur Carami, où nous entrons dans le vignoble et la plaine de Brignoles. Un commerce est ouvert, nous en profitons pour faire les provisions. Le plus difficile étant de trouver un coin abrité du vent pour les déguster.
L’après-midi commence par une longue, longue, montée vers la Sainte Baume. Du côté de la Glacière, à moins de 700 mètres d’altitude, nous avons la surprise de voir parmi les fleurs printanières qui parsèment le bord du chemin, des traces de neige !
Au pied de la Sainte Baume, se dorant au soleil en nous attendant, nous retrouvons Xavier qui va nous conduire chez lui. Il faut d’abord achever le parcours magnifique bordé par le massif aride de Saint Pilon. Dans la descente, c’est la Montagne Sainte Victoire qui au loin se détache d’une façon spectaculaire. Nous entamons le “grand” tour de Marseille, parcours compliqué à travers villages et autoroutes, pour en fin de journée déboucher dans Vitrolles. Ouf ! L’étape est finie.
Lundi 19. De bon matin la circulation est assez forte pour rejoindre les rives de l’étang de Berre où sont installées de nombreuses raffineries. Nous n’aurons la tranquillité que dans les vergers bien fleuris, et dans la petite chaîne de montagne désertique que nous devons franchir pour rejoindre la plaine de Salon.
Dans le ciel, un avion nous régale de ses figures de haute voltige aérienne. Dans la ville, au pied d’une fontaine moussue, nous avons le plaisir de rencontrer le compagnon de route de Philippe Baudon, dans ses voyages à l’étranger. Nous ferons un bout de route ensemble jusqu’à Eyguières, où le cimetière aménagé comme un jardin public, mérite le détour.
Longeant la chaîne des Alpilles où les sites touristiques sont nombreux, c’est à Mouriès, village provençal bien typique, que nous ferons le repas de midi, après lequel Xavier nous quitte. On se donne rendez-vous à Rennes pour la Semaine Fédérale.
La route s’engage dans les vergers protégés de haies de cyprès. Nous traversons la Crau, cette plaine stérile rendue à la vie par l’irrigation. Et voici Arles où s’achèvera notre voyage. Un train va nous ramener à Montauban après 1174 kilomètres de parcours à bicyclette.
Les vacances de printemps s’achèvent, beaucoup de bons souvenirs, des moins bons du côté météo. Une bonne expérience d’une voiture pour le transport des duvets, et surtout de la recherche du ravitaillement, ce qui nous pose souvent des problèmes le dimanche.
Louis Romand