
- Les Hautes Pyrénées
Mercredi 31 mai 2000. Il est midi et je sors de cours. Je me dépêche afin de finir de préparer mes affaires pour cette petite excursion. Marc me rejoint, nous déjeunons et nous partons enfin sur les coups de deux heures.
Nous nous dirigeons en direction de Saint Plancard, le but de la journée. Nous longeons dans une ferme qui a l’habitude de recevoir les Randonneurs Sans Frontière depuis de nombreuses années. Marc s’est souvenu des fois où il était venu et moi j’ai découvert des gens charmants. La journée se termine avec un bon repas campagnard bien arrosé.

- Géant du Tourmalet
Jeudi 1er juin. Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuné, nous partons à l’attaque des Pyrénées sous un soleil déjà bien brillant. Après quelques kilomètres, le premier objectif du voyage est en vue : Mauvezin, site BPF des Haute Pyrénées. Nous tournons dans ce village et nous inspectons son château, de l’extérieur. Du fait de l’heure matinale, nous avons la plus grande difficulté pour trouver un tampon pour nos cartes de route. Dans la descente, nous nous arrêtons à l’ancienne Abbaye d’Escaladieu où nous voyons le Géant du Tourmalet. Nous allons sur Bagnères-de-Bigorre, puis nous entrons dans la vallée de Lesponne, où nous nous arrêtons pour déjeuner.

- Après Chiroulet
En début d’après-midi, nous atteignons le deuxième objectif de la virée : Chiroulet. Avant de partir, nous avons remarqué qu’un sentier relie Chiroulet et Hautacam. Comme notre président adoré Gros Loutas nous a dit que ça passe facilement, nous nous lançons dans l’aventure. Et, quelle aventure ! Les premiers kilomètres ne présentent pas d’énorme problème, mais d’un coup, la montée au col d’Ouscouaou

- Dans l’ascenssion du col d’Ouscouaou
(1872m) devient très périlleuse : la pente est terrible et le portage du vélo est indispensable. L’arrivée au col est un soulagement et nous nous laissons descendre jusqu’au col de Tramassel (1616m) puis Argeles-Gazost, l’étape du jour. Nous commençons à chercher pour coucher. A Préchac, nous trouvons une petite ferme qui nous accueille et nous passons la nuit dans la paille.

- Pont d’Espagne
Vendredi 2 juin. Réveiller par le soleil, nous nous préparons pour l’ascension à Pont d’Espagne, le troisième site BPF du voyage. Nous empruntons, donc, la route de Cauterets le long de la Gave de Cauterets, qui est plutôt agréable et ne monte pas trop. Marc en profite même pour trouver un billet de cent francs ! A Cauterets, nous profitons de cette pause dans l’ascension pour visiter une exposition à l’office du tourisme sur la montagne avec sa faune et sa flore. La suite de la route, jusqu’à Pont d’Espagne, devient de plus en plus difficile mais aussi de plus en plus belle. En effet, de nombreuses cascades rafraîchissent la route car le soleil est déjà chaud. A Pont d’Espagne, une pause s’impose et les quelques gâteaux que nous mangeons sont les bienvenus. Ce site est vraiment splendide avec toutes ses cascades, dont l’eau fait un bruit d’enfer. Marc en profite pour mitrailler avec son appareil photo.

- Vers Gavarnie
Il est maintenant temps de descendre pour déjeuner. Nous mangeons sur un banc avec un superbe point de vue, nous en profitons même pour écrire quelques cartes. Sous un soleil de plomb, nous reprenons la route dans les gorges de Luz. En arrivant à Luz-Saint-Sauveur, l’objectif de la journée, nous regardons où il serait possible de coucher. Mais pour l’instant, il n’est pas question de se reposer puisque la montée à Gavarnie nous attends : au passage nous empruntons le pont Napoléon. A mi montée, à Gèdre, nous apercevons le fameux cirque de Gavarnie ainsi que la brèche de Rolland. C’est un spectacle bien plaisant ! Une petite photo et c’est reparti.

- Le Cirque de Gavarnie
Les derniers kilomètres avant Gavarnie sont pénibles car une fringale me guette. C’est avec un certain soulagement que j’atteins le village de Gavarnie, quelques minutes avant Marc. Nous nous accordons une courte pause au syndicat d’initiative, où nous n’oublions surtout pas de faire “tamponner” nos cartes BPF. Puis nous redescendons très rapidement dans la vallée : un orage est imminent. C’est dommage car Gavarnie est un très bel endroit. Nous sommes accueilli à Luz-Saint-Sauveur par la pluie et c’est la raison pour laquelle, nous décidons de passer la nuit au gîte d’étape. Fatigués comme nous sommes, nous nous endormons très rapidement.

- Vers le Tourmalet
Samedi 3 juin. Après une bonne nuit réparatrice, malgré un peu de bruit lors du couchage de nos voisins de chambre, nous nous lançons sur les pentes du col du Tourmalet. Le début de l’ascension se déroule dans le brouillard, mais cela ne dure pas ! En effet, quelques kilomètres de pédalage plus loin, le soleil fait enfin son apparition et nous pouvons apprécier le magnifique paysage qui s’offre à nous, malgré la difficulté du relief. Marc en profite pour réaliser de nombreuses photos, qui j’espère, seront splendides. La montée se déroule sans réel problème. Seuls quelques “catcheurs” se cassent les jambes en essayant de nous distancer. En effet, il est hors de question qu’ils se fassent suivre par des vélos avec garde-boue, porte-bagages et sacoches. Après près de vingt kilomètres de côte,

- Le Pic du Midi
nous atteignons enfin le sommet à 2115 mètres. Nous y rencontrons de nombreux cyclos, aussi heureux que nous d’avoir vaincu ce col mythique. Tous les commerces étant encore fermés, nous n’avons aucune difficulté pour nous faire prendre en photo.
Une petite pause, puis vu le beau temps, nous décidons de nous rendre au Pic du Midi de Bigorre culminant à 2872 mètres. Le début la piste d’accès est assez roulante, seules quelques pierres et quelques portions de neige gênent un peu notre progression. Nous retrouvons un peu calme en nous éloignant du col. La vue de la montagne enneigée et d’un lac en contre bas nous enchante. Mais peu à peu, la neige occupe une place de plus en plus

- Vers le Col de Sencours
importante et, vu le danger, nous décidons de faire demi-tour au col de Sencours à 2378 mètres.
Nous quittons le col du Tourmalet et nous descendons sur Sainte Marie de Campan en passant par La Mongie, station de ski des Pyrénées bien connue, et en nous arrêtant aux cascades de l’Arises. Nous arrivons à Sainte Marie de Campan, où nous faisons une pause
gastronomie au son d’un groupe de chanteurs folkloriques locaux. Puis le programme de la journée se poursuit avec un autre col, rendu mythique par la grande boucle : le col d’Aspin à 1489 mètres. A Payolle, nous profitons de la rivière pour faire reposer nos pieds en les baignant dans cette eau fraîche. Que c’est agréable ! L’arrivée au col d’Aspin se fait au sprint : eh oui, un cyclo en fluo nous a défié, le malheureux ! Dans la descente, nous croisons une course de côte. Nous arrivons sans encombre près de Saint Lary, le terme de la journée. Nous cherchons un endroit pour dormir et non sans mal, nous réussissons à trouver une caravane très confortable.
Samedi 3 juin. La nuit s’est très bien passée et c’est frais comme des gardons que nous prenons la route d’Espagne qui nous mène au début de l’ascension au Lac d’Orédon. Il reste dix kilomètres, et quels kilomètres, à parcourir afin que je puisse terminer ma première carte BPF de l’année. L’ascension au lac est terrible et la moulinette est indispensable. Au lac d’Orédon, le temps commence à se couvrir et la température est plutôt fraîche. Nous nous contenterons de la vue du barrage de Cap de Long car la montée à ce barrage n’est plus à l’ordre du jour, vu le temps qui se prépare. La descente se fait avec prudence et nous arrivons pour midi à Saint Lary où nous prenons une petite collation.

- Lac d’Orédon
Avant de partir, nous tournons dans Saint Lary où nous voyons la photo du frère d’un copain de promotion à l’Enseeiht qui est champion du monde de surf. Le temps se dégrade et c’est sous la pluie que nous rejoignons Montréjeau, le terme de cette petite excursion. Au passage, nous faisons un petit détour par Saint Bertrand de Comminges, site BPF de la Haute Garonne dont nous pouvons visiter son abbaye et son cloître gratuitement.
Nous rejoignons Toulouse par le train, bien content que ce long week-end exténuant se termine. Les objectifs ont été tenus en visitant tous les sites BPF des Hautes Pyrénées ainsi que pour moi la visite de Saint Bertrand de Comminges.
SéB